Ce que l’on ne sait pas, ce que l’on ne veut pas savoir, pour que cela n’existe tout simplement pas… pour nous.
Comment vanter les femmes et personnes minorisées pour mieux conserver ses privilèges.
Pour conserver ses privilèges, il faut les rendre légitimes.
Puisque l'on souffre autant il n'y a plus de problème. Voire ... dans certains cas, ce seraient les hommes et les blancs qui souffriraient le plus.
Se sentir honteux ou coupable permet de refuser tout discours égalitaire. Très efficace ! A tel point que certaines femmes colportent cette peur de culpabiliser les hommes...
La dilution permet de reporter le sujet des inégalités, de le noyer, de le dissoudre. Très malin et pas toujours conscient.
Afficher sa peur de l’émancipation des autres, permet souvent de stopper la mise en place de mesures en faveur de l'égalité. Trop vite, trop tôt...
Parce que nous n’avons qu’une seule expérience du monde social (la nôtre), il nous est facile de nier ou minimiser ce que nous ne pouvons et ne pourrons jamais expérimenter et ressentir.
Reconnaître et abolir certains privilèges sociaux peut entraîner l'apparition de nouveaux privilèges chez ceux qui en ont déjà.
On assiste à une mode d’"hommes féministes", "alliés" auto-désignés, voire de "justes" qui obtiennent des avantages de façon peu coûteuse et finissent par décider des limites de ce qu'il faut remettre en question.
Toutes les stratégies de protection des privilèges sont résumées dans une seule stratégie largement répandue : la méritocratie.
Cette idée que tout le monde aurait sa chance dans un mode devenu égalitaire, a une histoire qu'il est important de rappeler. La méritocratie, c'est le déni, la symétrie, l'inversion, la culpabilité, la justification, la dilution... rassemblées.