Dans cette première vidéo de la série, Patric Jean décrit le phénomène du déni qui se place là où parfois on n'y penserait pas. Ce que l’on ne sait pas, ce que l’on ne veut pas savoir, finalement n’existe tout simplement pas… pour nous.
Dans cette deuxième vidéo, la louange des femmes et des personnes racisées apparaît comme une stratégie de maintien des inégalités. Ou comment vanter les femmes et personnes minorisées pour mieux conserver ses privilèges d'homme blanc hétéro.
Dès la cour d'école, nous tentons toujours de justifier nos erreurs de comportement. Une fois adulte, justifier permet de perpétuer des rapports d'inégalité et de domination, en tant qu'hommes, blanc·hes, hétéros... Pour conserver ses privilèges, il faut les rendre légitimes...
Dans cette 4e vidéo, la protection des privilèges passe par la symétrie de la souffrance des hommes et des femmes, des blancs et des personnes racisées, des hétéros et des personnes LGBTQIA+, etc. Puisque l'on souffre autant, balle au centre, il n'y a plus de problème. Voire... Dans certains cas, ce seraient les hommes et les blancs qui souffriraient le plus... Un bon moyen de résister à l'égalité...
Dans cette cinquième vidéo : se sentir honteux ou coupable permet de ne pas remettre en question ses privilèges d'homme ou de personne blanche. Voire... c'est une manière de refuser tout discours égalitaire au nom du risque de se sentir coupable. Très efficace ! A tel point que certaines femmes colportent cette peur de culpabiliser les hommes...
La dilution permet de ne pas affronter les questions qui fâchent les hommes et les personnes blanches et de reporter le sujet des inégalités, de le noyer, de le dissoudre. En un mot, de ne pas s'attaquer aux privilèges sociaux. Très malin mais pas toujours conscient.
Dans cette septième vidéo, la peur est analysée sous l'angle d'une stratégie de protection des privilèges sociaux. Il ne faudrait pas faire peur aux hommes et aux personnes blanches avec trop d'égalité, trop vite, trop tôt...? La peur permet aussi de minimiser les discriminations : homophobie, xénophobie, négrophobie, lesbophobie, si ce n'est que de la peur...
Une bonne façon de ne pas reconnaître nos privilèges sociaux (masculins, blancs, hétéros, etc) consiste à ne pas considérer que nous avons tous et toutes des angles morts. Parce que nous n’avons qu’une seule expérience du monde social, il nous est facile de négliger, nier, minimiser ce que nous ne pouvons et pourrons jamais expérimenter et ressentir. A force, cela peut devenir une stratégie... facile à déconstruire.
Cette neuvième vidéo présente un paradoxe. Si accepter de reconnaître et d'abolir certains privilèges sociaux (masculins, blancs...) entraînait l'apparition de nouveaux privilèges pour les mêmes ? On assiste à une mode des "hommes féministes", "alliés" auto-désignés, voire de "justes" qui obtiennent des avantages de façon peu coûteuse et finissent par décider des limites de ce qu'il faut remettre en question. Voire... ils désignent les vrais fautifs (jamais eux-mêmes évidemment...). De bons promoteurs de toutes les stratégies ici présentées.
Cette dixième vidéo résume toutes les stratégies de protection des privilèges dans une seule stratégie largement répandue : la méritocratie. Cette idée que tout le monde aurait sa chance dans un mode devenu égalitaire a une histoire qu'il est important de rappeler. La méritocratie, c'est le déni, la symétrie, l'inversion, la culpabilité, la justification, la dilution...rassemblées. Très efficace mais possible à déconstruire.